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Espagne ; Deux décennies d’investissement dans les écosystèmes autour de la vigne, et description des retours sur investissement obtenus en échange.

Cette présentation a fait l’objet de plusieurs dégustations organisées au repas du soir


Vignerons Viticulteurs
Lieu : Colloque
Domaines : Biodiversité, Lutte Biologique, Agriculture en Sous-Bois, Viticulture biologique, Biodynamie, Viticulture naturelle,


Par Monsieur Frances CAPAFONS, représenté par Monsieur Alain CASENOVE, Celler Mas de Masos de Capafons Osso, AOC Priorat, Celler Masia Esplanes, AOC Montsant (Tarragona-Falset), Catalogne, Espagne, http://www.capafons-osso.com

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Texte de la Présentation (déplier)

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Texte de la présentation :

Si il y a une région viticole qui arrive a réconcilier longues traditions et ultime modernité, c’est bien le priorat ! Cette appellation est située dans les collines boisées et sauvages au-dessus de Tarragona, non loin de la cote nord-est de l’Espagne (carte). Elle produit aujourd’hui quelques-uns des vins les plus intenses, et aussi les plus chers, du pays.

Le mot priorat signifie « prieure », et des vestiges de monastères, d’églises et d’Hermitages parsèment les collines. La légende raconte qu’un jeune berger a vu des anges descendre du ciel sur une sorte d’échelle céleste et c’est à cet endroit que des moines chartreux ont établi en 1163 le Priorato de Scale dei (le prieure de l’escalier de Dieu).

Les moines ont quitté la contrée depuis longtemps mais les villages continuent de vivre de la vigne et du vin élaboré toujours selon des pratiques très traditionnelles. La vocation viticole de cette région est ancienne mais depuis l’exode rural qui a suivi le phylloxera il y a plus d’un siècle, les terrasses pentues, aux sols noyés de schiste, sont longtemps restées a l’abandon avant de renaitre…..récemment grâce a l’élan donne par les jeunes vignerons qui réussissent aujourd’hui des vins a l’éloquence impétueuse

2/ - historique de la vigne chez Frances Capafons Osso

Ce pays est sauvage, avec des collines jusqu’a 500 mètres d’altitude, pentues, balayées par le vent : un coin perdu de la catalogne qui est tombe dans l’oubli pendant longtemps.

Señor Capafons me disait « Dieu est passe par la et il a béni notre terre …goute… ».

J’ai goute…… en effet……les vins produits par la famille Capafons valent le détour……

La philosophie de Frances Capafons reprise aujourd’hui par ses deux fils, Francesc qui est a la tête des 90 hectares du domaine viticole entièrement conduit de façon manuelle et Xavier, est de valoriser les différentes parcelles de vignes, et non pas de travailler sur l’appellation dans son ensemble. Valoriser les différentes parcelles de vignes n’était pas suffisant aux yeux de Frances, le père…

faire du vin dans cette région est un acte d’amour. Et de l’amour pour leur terre et leurs vignes les Capafons en débordent. Et cet amour, les Capafons le portent aussi a l’environnement, oui ! A l’environnement. Vignes et environnement sont indissociables sur les terres des Capafons. Pire ! Il est aussi précieux pour eux de s’occuper de l’environnement autant que de leurs vignes.

- les Capafons portent autant d’attention sur un bois ou un taillis qu’a la vigne qui le jouxte !

- une source reprise aux entrailles de la terre est autant adulée chez eux que la dernière cuvée qui jaillit du foudre !

- la multitude de coléoptères qui réinvestissent les herbes est aussi précieuse pour eux que pour les chercheurs de l’Université de Barcelone !

- la protection des veines géologiques préoccupe autant Frances que la sante de sa famille !

Ce comportement pour le respect et la protection de la biodiversité chez Frances n’a rien d’étonnant quant vous saurez qu’avant de reprendre lui-même les vignes de son père Frances était géologue et archéologue !

Et pourtant, il faut travailler la vigne manuellement et les rendements sont très très faibles. Les sols de ces collines pentues qui ne comportent pas d’étages emménagés, constitues essentiellement de schiste sont entretenus de la main des hommes et de la force des bêtes : Binage, fauchage, effeuillage, vendange, labours, ici tout est fait de la main de l’homme pour la simple raison que pour eux :

 ! Modifier la nature ne s’inscrit pas dans leur philosophie !

3 / - Masia Esplanes d.o. Montsant, présentation

Cellers Capafons Osso est une entreprise familiale tournée vers l’élaboration des vins de ses propriétés. Elle possède 2 domaines au sein de 2 aires d’appellation différentes dans la région du priorat (Tarragonne) en catalogne espagnole = Masia esplanes d.o. Montsant et mas de masos d.o.q. Priorat.

Très récemment le domaine, mas de l’Amoros d.o.q. Priorat, à vocation expérimentale est venu s’ajouter Revenons aux deux domaines phares, Masia esplanes // est une propriété de 11 hectares de vignoble plantes sur des terrains alluvionnaux du quaternaire, sablonneux et pauvres. Sur la propriété on distingue neuf sols différents marques par des concentrations de dépôts de schistes ardoisiers délites du paléozoïque qui sont appelés la bas « liquorella » (image). Ce type de sol est une particularité unique. S’ajoutent à cela, par endroits des limons, argiles et sables détritiques. L’altitude des vignobles s’étage de 200 a 500 mètres.

Les terrains sont en pente douce, plantes de cépages Grenache, Cabernet, Carignan, Merlot, Syrah, Grenache blanc, Viognier et Charenson. Les vignes sont conduites en espalier et ont entre 20 et 30 ans. Ces espaliers sur tuteurs en bois de châtaigner portent trois lignes de fil de fer. La première ligne est à 80 cm du sol. Cette hauteur permet un bon dégagement pour accéder correctement au pied de la souche par binage manuel. Cette hauteur permet aussi une bonne ventilation par le bas. Pour assurer un complément d’aération, de lumière et chaleur, l’effeuillage manuel est régulièrement suivi, plusieurs passages pouvant être nécessaires. La seconde ligne de fil de fer est à 30 cm de la première. La troisième ligne de fil de fer est à 20 cm de la deuxième, ce qui nous met une plante a environ 1 mètre a 1m40 du sol. Juste ce qu’il faut pour que le travail des ouvriers ne soit pas trop pénible.

Sur les terrains de la propriété, au cours des cinquante dernières années, il a été réalisé un constant travail de régénération, en évitant la dégradation engendrée par les travaux de culture tout en protégeant les zones aux pentes plus prononcées.

La propriété bénéficie de l influence de vents frais de la Mer Méditerranée ce qui améliore le stress hydrique produit par les hautes températures de l’été. La culture est écologique et les travaux sont réalisés suivant des normes biodynamiques. Il n y n’a pas d’irrigation et la densité d’encépagement est de 2.200 pieds par ha. Sur cette zone, la pluviométrie est de 300 à 500 l/m2 par an.

Les vins élabores a Masia Esplanes sont des vins plus faciles a produire que ceux de mas de masos. Leur cout économique de production est plus faible. La production de mas de Masia E3splanes permet de combler la situation économique de l’entreprise et de soutenir une situation de recherche a mas de masos et récemment a Mas de l’Amoros.

Les vins de Masia Esplanes d.o. Montsant sont les suivants :

Masia Esplanes rouge (premium grand cru) c’est un vin

Vessants crianza (rouge vieillissement)

Vessants xic (rouge vieillissement court)

Roigenc (syrah rose)

Auseta (grenache blanc)

4/ - Finca Mas de Masos d.o.q. Priorat, présentation

Finca Mas de Masos a une superficie de 60 ha dont 14 sont plantées de vigne, le reste est une zone entièrement boisée de chênes verts, de pins et de taillis. Il y a la aussi des terrains de schistes ardoisiers délités paléozoïques connus dans la zone pour être des terrains de licorella. La propriété est située dans un environnement unique et dotée d un micro climat spécial. Elle est exposée plein sud. Au nord la Sierra Del Montsant protège la pénétration des vents secs évitant ainsi la déshydratation et le stress hydrique ce qui a pour effet de rendre plus charnues les plantes aromatiques et de leur donner une plus grande concentration des aromes.

Les vignes sont plantées au milieu de zones boisées. Elles bénéficient de nuits fraiches avec des écarts de variation de température (de la nuit a la journée) de 10° a 15°. L’amplitude ici est énorme. De par leur présence ces vignes font office de coupe-feu pour le bénéfice de la forêt. Les fonds et les ravins anciennement plantes de noisetiers d’amandiers et d’oliviers ont été occupes par la forêt pendant ces trente dernières années. Il reste quelques arbres parsèmes dont les fruits servent de nourriture a la faune. Des quinze points d’eau existants dans la propriété, seulement deux ont été récupères et utilises pour les besoins de la cave.

De manière tout a fait ponctuelle et seulement en cas de sécheresse comme en 2007 il a été apporte a quelques vignes une petite quantité d eau et toujours a la main. Les débits de ces points d eau sont faibles mais constants. Les autres points d eau irriguent naturellement la foret, la flore et servent a abreuver les animaux sauvages durant les périodes chaudes.

La variété de la faune de cette zone se compose : de buses a queue barrée qui est une espèce protégée, de faucons, perdrix, renards, blaireaux, sangliers, chèvres et d’invertébrés comme les lézards les serpents les vipérines et toute une infinité d’insectes comme les cigales les coccinelles les papillons etc … contribuent fortement au maintien de l’équilibre de l’écosystème.

Les vins de Mas de Masos d.o.q. Priorat sont les suivants :

Mas de masos : vieilles vignes (1952). Très structuré, très complexe. Un grand vin pour les connaisseurs. Vin typique du terroir priorat. 6 000 pieds seulement. Masos d’en cubells : vin d’allure moderne, équilibre, frais, et puissant. Un haut de gamme du priorat.

Enllac : premier Viognier planté sur le territoire priorat il y a 20 ans. Enllac qui veut dire mariage est le résultat de 9 ans de recherche pour rencontrer l’osmose sublimée du Viognier et du Grenache

Sirsell : vignes jeunes produit en complémentarité avec des parcelles de mas de masos et de mas de L’Amoros

5 / - potentialiser les écosystèmes autour de la vigne

Ou

La flore et la faune pour qu’elles soient en parfaite harmonie a été l’un des grands objectifs des deux dernières décennies pour Frances Capafons.

Voir diaporama

6 / - des interrogations, une prise de conscience !

En comparant nos deux propriétés la différence en terme de maladies et d’épidémies est remarquable entre les vignes qui sont situées dans un écosystème naturel et préservé et celles situées dans des zones ou la concentration de vignes est plus intensive. Dans cet environnement naturel dans lequel nous évoluons aujourd’hui en totale et permanente complicité, avec un grand souci d’observation. Nous nous interrogions il y a vingt ans :

- « en pénétrant dans les vignes abandonnées au milieu desquelles ont pousse une infinité de plantes de sous-bois : asperges sauvages, herbes aromatiques, chênes verts, pins, oliviers, nous remarquions que le sol était noirci par cette matière organique due a l’assèchement et a la décomposition des herbes, aux excréments de la faune et nous goutions les petites grappes qui, sans aucune intervention humaine, et presque redevenues sauvages, se révélaient délicieuses…

- Lorsque, ailleurs nous touchions les schistes ardoisiers des vignes cultivées par nos soins, certaines en pente, (labourées avec des mulets), d’autres en terrasse (travaillées au tracteur), à même le sol, les schistes brulaient comme les briques sorties d’ un four , et on observait dans les vignes abandonnées ou les herbes avaient séché , et qu’a l’endroit ou elles avaient recouvert les schistes ceux-ci étaient complètement froids et nous observions médusés en ces lieux les nombreuses pontes des reptiles qui protégeaient leurs œufs d’une cuisson certaine sous ces pierres froides.

- Dans les vignes plantées en terrasse nous aimions avoir et contempler nos rangées propres et bien tenues, pour cela les labours fréquents retournaient et mélangeaient sans cesse la couche organique, complètement perturbée et aussi le passage des machines, des tracteurs et des hommes poussaient ce substrat vers les cotes, il se formait alors un sol hautement érodé ou seulement quelques plantes végétaient avec beaucoup de frondaison tandis que d’autres subsistaient difficilement. Pour combler ce déséquilibre et ces dommages dont nous étions directement la cause nous apportions un peu d’arrosage et beaucoup d’amendement en matières organiques, travaux et matières premières (dont le cout global exorbitant grevait notre budget sans qu’à cette époque nous ayons pu apporter de solution au problème), tout en essayant de réparer constamment et impuissamment ce que nous avions détruit.

- Lorsque pour suppléer les besoins en eau (quand nous épuisions les petits points d’eau), on diminuait le débit des petits ravins ou bien nous construisions des barrages de retenue laissant ainsi asséchés et sans vie les lits des ruisseaux épuisant les points d’eau que le ruisseau alimentait.

- En observant les traces de coupes qu’une nouvelle route nous laissait voir, ou lorsque lors de la construction de terrasses dans des zones pentues, on voyait apparaitre les racines de vignes centenaires ainsi que leur grande structure racinaire, au fil des années on pouvait voir comment elles avaient réussi a pénétrer a travers les interstices des schistes ardoisiers a la recherche d’eau, d’argile, de limons , de chaux, de tous les composants minéraux et organiques de ces merveilleux schistes sédimentaires pétrifiés depuis des millions d’années.

- On se demandait alors : suis-je dans le vrai ? Est-ce que je fais ce qu’il faut ? Est-ce que je transforme en excès ? Ne suis-je pas plutôt en train de détruire ce que la nature a mis des milliers d’années à créer ? S’il en était ainsi, les fruits et les vins que nous obtenons sur ces terrains vierges nous seraient refusés… !!

Toutes ces interrogations, ces questionnements et bien d’autres, nous ont amené a nous reposer le problème quant a notre manière de procéder dans les nouvelles plantations, les nouvelles pratiques culturales, sans modifier la structure du sol et sans couper les herbes aromatiques qui protègent le sol de la sécheresse. Grace à ce procédé nous pouvons réguler le stress hydrique. Dans ces années de sécheresse les racines s enfoncent fortement dans la terre a la recherche d’humidité et ainsi se régulent d’elles mêmes pour supporter les années de sécheresse à venir.

7 / - un autre mode cultural, un nouveau concept : le respect des écosystèmes.

C est dans les vieilles vignes en pente que l’on applique au mieux ces nouveaux concepts. Nous essayons de préserver les écosystèmes en place ou de les mettre en œuvre. Nous réduisons la production mais nous améliorons la qualité du raisin et par la même du vin que nous vinifions. Le fauchage des herbes ne se réalise que lorsque la totalité des herbes est arrive à maturité et a graine. Ce système permet l’ensemencement naturel de l’herbe et l’apparition automatique d’un nouveau cycle de vie.

Parallèlement au fauchage nous abaissons la structure du tronc (image) des pieds de vigne avec beaucoup de soin et de prudence pour que les ceps aient la vigueur nécessaire pour soutenir sa production et que la vigne soit dotée d’une bonne couche foliaire.

En trois ou quatre ans beaucoup de plantes aromatiques sont réapparues dans les vignes, facilitées par son environnement végétal forestier. Certes en automne nos vignes n’ont pas la propreté que nous leurs réservions auparavant, mais en pleine saison elles vivent pleinement et sainement au milieu d’une biodiversité qui a reconquis ses droits et que nous respectons avec beaucoup d’humilité

8 / - en conclusion

Ce process nous permet moins de traitements donc des couts plus réduits, un état sanitaire incomparable, plus de structure dans les vins, plus de potentiel aromatique, moins de déshydratation et détérioration du sol, moins ou pas d’apport organique extérieur et beaucoup plus de faune et de flore diversifiées.

Au niveau du vin : à l’occasion d’une dégustation verticale des millésimes 1991 a 2001 du Mas de Masos, dégustation dirigée par Josep Roca (sommelier et propriétaire avec ses deux frères du 2 étoiles Michelin « El Celler de Can Roca » a Girone) et opérée par les professeurs de sommellerie et les élèves de l’école hôtelière de Girone nous avons été conscients de l’amélioration et de l’évolution des nuances et des arômes.

9 / - retour sur investissements

Nous pensons qu’il y a encore fort à faire, que le sujet des aromes est très complexe, que la récupération de la couche organique est lente et chaque année nous remarquons des éléments nouveaux. Nous sommes heureux d’avoir fait le choix de la préservation des écosystèmes et de la biodiversité et nous ne le regrettons en rien. Chaque jour nous apporte des satisfactions et nous conforte dans la direction de notre avenir. Les vins que nous présentons aux dégustations comparatives sont toujours dotés de critiques excellentes.

La presse spécialisée ne tarit pas d’éloge pour notre travail et nos vins.

Beaucoup de nos cuvées figurent sur les plus grandes tables d’Espagne et du monde entier, France, Etats-Unis, Russie, Japon, Chine, Belgique, Suisse, Royaume-Uni.

Notre production trouve un écoulement favorable permettant la conversion économique et les projets.

Nous continuons dans cette voie de la biodiversité pour la 6e génération des Capafons

10 / - le futur : un nouveau projet en cours : Mas de l’Amoros

6 h d’un nouveau terrain d’expérimentation, un paysage de vignes abandonnées depuis plus de cinquante ans envahies de sous bois et de plantes aromatiques 16.000 m2 de terrain de schistes délités, des pièces de 1 a 10 cm d’épaisseur distribuées naturellement sur une surface rectangulaire de 80m sur 200 m environ marque par deux ondulations du terrain (image) entouré de foret. C’es là dessus que nous avons démarré en 2004 notre nouveau projet expérimental, porté par de notre expérience, notre capacité et notre ambition.

Nous avons planifie le projet : avec une pelle-araignée (image) a godet ouvert pour ne pas avoir a remuer la couche organique , nous avons simplement défriché sans perturber ni abimer le substrat (nous avons fait appel a une société spécialisée en Suisse) nous avons creusé des fosses de 30 à 40 cm de profondeur pour planter la vigne de cépage Grenache élevé en pépinière, sur une concentration de 5.000 pieds, plantes en quinconce (image) . Afin de pouvoir accéder facilement dans toutes les directions. Tous les vingt mètres nous avons construit dans le sens de la pente des petits chemins d accès pour les travaux de culture et la cueillette des raisins. Les cinq premières années furent très laborieuses tant par le soin relatif aux plantes que par l’apport hebdomadaire manuel en eau lors des mois secs d’ete.

Au terme des huit années, nous avons une production de 500 gr par pied de vigne et la majorité des ceps résistent très bien les étés très chauds sans eau… nous avons le projet de produire prochainement des vins modernes, exempts de tout apport artificiel, nés de l’harmonie de la nature par la nature, un nectar de grenache ….

… Et mon regard tourne vers le ciel accompagne l’avenir viticole de mes descendants.




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date de publication : 27 juin 2011,
date de dernière mise à jour : 27 juin 2011

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